lundi 3 octobre 2016

Albi et un tout petit peu des environs..



Il y a deux semaines nous étions encore en vadrouille... vers le Tarn cette fois-ci.
Rencontre avec des amis pour le week-end, nous prenons donc un peu d'avance et nous décidons d'arriver à Albi le vendredi, d'y dormir et de les rejoindre le samedi  à une trentaine de kms de là comme prévu.

Nous étions déjà venu à Albi il y a une quinzaine d'années, tout le centre ville était en travaux, la cathédrale, le parvis, les palais autour... nous n'avions guère profité de notre passage.. cette fois-ci ce fût un vrai enchantement !
Albi est une ville magnifique inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2010.
Il faut dire que tout concourt à ce que cette visite soit superbe : un beau ciel bleu, un centre ville ancien et piéton où plus de 80 % des maisons sont préservées comme monuments historiques, une cathédrale monumentale, un ancien palais épiscopal qui renferme le musée Toulouse-Lautrec, un jardin "remarquable" suspendu au bord du Tarn, des ponts anciens franchissant le fleuve... le tout en briques rouges ce qui donne un ton chaud et chaleureux à l'ensemble.





A travers les rues pavées et surtout ombragées nous allons tranquillement vers la place de la cathédrale Sainte Cécile. Les volets peints au bleu pastel de la région ressortent sur les façades briques. De nombreuses vitrines portent des phrases et l’effigie du caricaturiste Toulouse-Lautrec, enfant d'Albi.



 Une autre phrase drôle mais la photo est loupée :
"quand les vaches brouteront la vigne, je boirais du lait" !!!

La cathédrale est vraiment impressionnante, posée comme un vaisseau au milieu d'une vaste place pavée. Juste à côté la palais de la Berbie, ancien archevêché, aujourd'hui musée Toulouse-Lautrec d'où l'on rejoint les jardins surplombant le Tarn.





Un concert se prépare

Les jardins apparaissent





Nous prolongeons la promenade dans la vieille ville, toujours ces jolies façades et ces ruelles, avec souvent en toile de fond l'imposante tour de la cathédrale








Après une bière à l'ombre de la cathédrale nous rentrons à la chambre d'hôtes en passant près des halles, du grand Théatre bien moderne et de la statue de Lapérouse, explorateur, enfant du pays.



En ce samedi matin nous commençons notre visite par la rive droite du Tarn, encore un ancien quartier qui nous permet d'avoir une belle vue sur l'ensemble -cathédrale/palais/jardins-




Encore de jolis reflets dans le fleuve


 Puis nous remontons vers la cathédrale où nous prenons un audiophone pour mieux comprendre la visite. Nous entrons par le porche gothique sur le côté (une partie est encore en réfection) et dès l'entrée ce sont les dimensions qui impressionnent ensuite ce sont les peintures murales qui recouvrent pratiquement tout l'édifice...
La cathédrale date du 14 ièm s., les peintures de la voûte et des murs ainsi que le Jubé du 15 ièm siècle. L'édifice est très riche en couleurs, en fresques, en statues avec de multiples représentations, de quoi passer un bon moment dans l'endroit.

                      












Nous sommes déjà en fin de matinée et il est grand temps de rejoindre nos amis.
Avec eux nous avons fait un chouette pique-nique à Ambialet après être monté jusqu'à la chapelle romane et son prieuré. A cet endroit le Tarn dessine une boucle de 3 kms formant une presqu'île rocheuse, le village s'est installé au niveau de l'isthme très étroit.


 



             

 


Promenade au bord de l'eau, promenade avec les chiens, papotes, parlotes, fous rires, confidences...
tout ce qui fait l'amitié...



Avec eux nous avons re-visité Cordes-sur-Ciel, toujours aussi joli mais, il nous a semblé, moins animé que quelques années en arrière...

   







 

Nous les avons quitté mardi matin et sur le retour nous avons fait une nouvelle halte à Albi pour visiter le Musée Toulouse Lautrec.
Nous y avons passé plus de deux heures, il est superbement rénové dans des salles modernes qui mettent son oeuvre en valeur.
Nous nous sommes régalés... pas de photos sinon une comparaison huile/pastel...



Puis avant de sortir nous passons par les anciennes salles du palais où les plafonds, les cheminées et les peintures ont été restaurés d'époque, avec une série de tableaux de De La Tour... des fenêtres nous avons une jolie vue sur les jardins et le Tarn.

                      

Une salade au pied de la cathédrale, quelques dernières photos et retour à la maison...

 







dimanche 18 septembre 2016

Petit tour au Pays Basque


Le mois de septembre pour nous c'est le mois des escapades....

Petit tour en début de mois dans le Labourd, limite de la Basse-Navarre, du côté de Cambo-les-Bains et Hasparren.
C'est la région des collines couvertes de fougères, des cours d'eau cachés dans les chênaies, de la lande enveloppant les sommets arrondis, des maisons blanches aux volets rouges, des églises aux retables baroques et aux galeries en bois, des bastides au plan régulier avec leur place à arcades, des fermes proposant leur fromage de brebis, des chorales d'hommes aux voix puissantes....
C'est une région authentique, attachante et bien belle !

La Bastide-Clairence :








                 

Les chemins de balade :



au loin... un feu...



Journée caniculaire, nous nous réfugions dans les grottes d'Oxocelhaya ; elles sont superbes, la guide est très intéressante et en plus nous avons la chance d'y voir une des cinq reconstitutions de Lucy, celle de Guy Martinez, exposée là pour quelques mois. (photos interdites, récupérées sur le net)



Le matin même, avant les grosses chaleurs, nous avions visité la Villa Arnaga à Cambo-les-Bains.


Située un large plateau à l'extérieur de la ville, cette magnifique villa de style basque fait suite à un somptueux jardin creusé de plusieurs bassins.
C'est après le succès de Cyrano de Bergerac et de l'Aiglon que Edmond Rostand, venu à Cambo soigner une pleurésie, décide de faire construire cette somptueuse bâtisse.  Il dirige lui-même les travaux, depuis les plans jusqu'à la décoration intérieure largement suggérée par sa femme, Rosemonde Gérard  elle-même poétesse  (vous savez : -plus qu'hier et bien moins que demain -)



Le jardin "à la française" se compose de larges allées et de parterres entourant un bassin où se reflète la villa.
Lui faisant face, à l'autre extrémité du plateau, une pergola en hémicycle se mire dans le bassin au jet d'eau.






La villa sera terminée en 1906 et verra d'illustres contemporains (Cocteau, Paul Faure...) se presser dans le hall fastueux, dans la salle à manger en marbre, dans les différents salons aux peintures murales colorées et aux vitraux représentatifs.
La salle de jeux des enfants est couverte de panneaux peints illustrant des chansons enfantines.





 

Bien sûr l’œuvre d'Edmond Rostand est très présente avec des affiches de l'époque, des costumes, des écrits originaux, des commentaires de ses amis... j'ai particulièrement admiré les costumes extravagants réalisés pour la pièce Chantecler... des poules, des coqs...




Puis nous retournons dans le jardin qui nous offre encore quelques surprises





Une bien jolie visite si vous passez dans le coin ! et quelques photos en supplément...